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Photo de Manuel Valls en déplacement à Pierrefeu du Var le 14 août 2012

Manuel , Ministre de l’Intérieur, ira à la rencontre des acteurs impliqués dans le dispositif de surveillance et de lutte contre les feux de forêts ce samedi 18 août à 11 heures, dans la forêt domaniale de Pignans, ainsi qu'à la Tour de guet Notre-Dame des Anges. L'occasion, pour notre Rédaction de -infos, de faire le point sur tous ces intervenants.

La surveillance des massifs forestiers : Le dispositif de veille pour la prévention des incendies de forêt est activé par les préfets de zone qui coordonnent les actions et par les préfets de département qui mettent en oeuvre les opérations de surveillance et de lutte.

Prévision du risque météorologique et de l’état hydrique de la végétation : Un premier niveau de veille consiste à évaluer le niveau de risque météorologique. Il est assuré par des prévisionnistes de -France placés auprès des états-majors de zone (placés auprès des préfets de Zone de Défense).

Pour la zone Sud (15 départements méditerranéens), il est basé à Valabre (Gardanne - 13). La cellule de Bordeaux est généralement activée dès la fin de l’hiver, dans la mesure où une première période de sécheresse est souvent observée en mars-avril, faisant alors peser un risque d’incendie sur le massif des Landes de Gascogne. La cellule de Valabre est activée dès le début de la période estivale, courant juin. Chaque département est découpé en secteurs homogènes pour lesquelles sont calculés quotidiennement différents indices prenant en compte les paramètres météorologiques et de réserve en du sol. Ces indices permettent de classer chaque secteur d’après une échelle de risque.
Rappelons que la zone méditerranéenne dispose en plus d’un réseau de mesures de la teneur en eau des végétaux caractéristiques (2 points par département), piloté par l’ONF, avec l’appui scientifique de l’INRA, ainsi que de mesures de l’inflammabilité du chêne kermès et du romarin effectuées par le centre d’essais et de recherche de l’Entente (CEREN). Ces mesures sont effectuées en période estivale, une ou deux fois par semaine selon le degré de risque.

Surveillance des massifs forestiers et pré-positionnement des moyens : Le dispositif de surveillance et d’alerte constitue le second niveau de veille. Il est mis en oeuvre par le préfet de département au travers de l’ordre d’opérations qui définit, suivant l’intensité du risque, la mobilisation et l’organisation des services qui concourent à la prévention et à la lutte contre les incendies de forêt.

En zone méditerranéenne, des moyens nationaux de la sécurité civile, terrestres et aériens, sont affectés en période estivale et coordonnés par le préfet de zone. La surveillance des massifs forestiers contre les incendies de forêt, en période à risque, comprend la surveillance terrestre et la surveillance aérienne.

La surveillance terrestre comprend

  •  la surveillance fixe à partir de points hauts (vigies, tours de guet)
  • la surveillance mobile en patrouilles
  • les patrouilles ordinaires (1 ou 2 personnes dans un véhicule léger avec radio)
  • les patrouilles de première intervention sur départ de feu (2 à 3 personnes dans un véhicule doté d’une citerne d’eau de 600 l, avec radio).

Elle est en grande partie assurée par les , ainsi que par des personnels encadrés par l’Office national des forêts (ONF) : ouvriers forestiers, Ouvriers forestiers rapatriés d’Afrique du Nord (OFRAN), Auxiliaires de protection de la forêt méditerranéenne (APFM), et par des personnels employés par certains Conseils généraux , les forestiers-sapeurs.

Les patrouilles ordinaires sont en grande partie assurées par l’ONF et les pompiers, et plus accessoirement par les DDT(M), l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS), la Gendarmerie nationale, les Comités communaux feux de forêt. Elles coordonnent généralement et encadrent l’action des patrouilles de première intervention.

Une patrouille ordinaire couvre un secteur de 40 000 à 50 000 ha en moyenne. En 2012, le MAAF finance environ 4 400 jours de surveillance au travers de la convention relative aux missions d'intérêt général de DFCI. Ces journées sont réparties, par département, par le préfet de zone, en fonction des besoins.

A cela s’ajoute 600 journées d’expertise. Les patrouilles de première intervention sont en grande partie assurées par les dispositifs OFRAN, APFM, forestiers-sapeurs, et plus accessoirement par les pompiers et les comités communaux « feux de forêt ». Une patrouille de première intervention couvre un secteur de 2 500 à 3 000 ha de forêt.

Les OFRAN, les APFM et les forestiers-sapeurs participent durant 2 à 3 mois de l’année à ces patrouilles et le reste du temps contribuent à l’entretien des équipements de prévention ou à diverses actions dans ce domaine (information, sensibilisation, brûlage dirigé…). Le MAAF finance ainsi l’intervention d’environ 500 personnes en période estivale : OFRAN (6 personnes en 2012), APFM (175 personnes en 2012), et près de 330 agents des agences ONF et des services déconcentrés (DRAAF et DDT, DDTM). A cela s’ajoutent les aides du MAAF au cofinancement des programmes d’actions des unités des forestiers-sapeurs (environ 750 FORSAP en 2012 répartis entre 7 départements : Ardèche, Hérault, Bouches-du-Rhône, , Alpes-Maritimes, Haute-Corse, Corse-du-Sud). Le MAAF contribue ainsi au financement de près de 1000 à1100 personnes intervenant en saison estivale sur la prévention incendies et en fonction du niveau de risque. La surveillance aérienne est principalement assurée par la Sécurité civile, financée par le ministère de l’Intérieur. Ce dispositif de surveillance peut être modulé en fonction du niveau de risque, comme l’est le prépositionnement des moyens de lutte départementaux ou nationaux. La contribution du MAAF au financement du dispositif méditerranéen de surveillance estivale (3 mois) est modulée en fonction des moyens mis en place dans chaque département, du niveau de risque et des contributions et des ressources des collectivités concernées.

Pierre Bégliomini  Journaliste – Agence d’infos WPM pour cuers-infos

source : MINISTERE DE L'AGRICULTURE, DE L’AGROALIMENTAIRE ET DE LA FORET - PREVENTION DES INCENDIES DE FORET 2 0 1 2

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Les raisons de cet arrêt

  Par Pierre Bégliomini
Cuers-infos.com existait depuis 2008, précédemment, tv-cuers.com, puis municipales2008.fr, créé par Pierre Bégliomini, puis  revendu pour l’euro symbolique à WPM, il y a quelques années. J’officiais bénévolement sur le web depuis 2003 afin d’informer l      localement les cuersois, parallèlement à ma carrière professionnelle de concepteur/journaliste multimédia et réalisateur  audiovisuel.

« J’ai commencé à m’intéresser à l’information locale dès l’avènement des radios libres, en 1981, j’étais, alors, un jeune homme plein d’illusions et j’avais fait le constat, avec quelques amis journalistes, issus de var-matin et de radios locales, qu’il fallait faire émerger une information indépendante, pluraliste, locale et rurale dans le centre var en donnant la parole au tissu associatif, aux hommes et femmes de terrain et aux responsables politiques locaux, avec un traitement de l’information digne de professionnels de l’information et de la communication. Puis, avec l’avènement de l’internet, j’ai commencé à officier à partir de 2003 sur la toile avec l’une des premières TV en streaming, tv-cuers.com, jusqu’à aujourd’hui.

Ce lourd bénévolat, mené en parallèle de ma carrière professionnelle, nécessite un engagement que j’ai décidé de mettre en berne définitivement. Je passe le relais à d’autres et me consacre aujourd’hui à ma famille et à ma carrière professionnelle. »

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