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François Fillon a visité le circuit Paul-Ricard, hier avec H. falco

C'est une excellente bonne nouvelle pour les passionnés de FI, pour l' locxale, pour le , et au-dela pour toute la Région de Provence Côte d'Azur, que vient d'annoncer le Premier ministre François Fillon, passionné d'automobile et pilote chevronné à ses heures. Vendredi, il a apporté un soutien appuyé et sans détour, au retour d'un Grand Prix de France au calendrier 2013 de la Formule 1, en faisant un passage-éclair sur le circuit Paul Ricard.

"Une négociation est en cours avec les autorités de la F1", la société Formula One Management (FOM) de Bernie Ecclestone, dont la proposition est "plutôt raisonnable", a révélé le Premier ministre. La négociation porte sur "environ deux millions d'euros (et non sur quinze millions d'euros comme certains bruits le laissaient entendre). "Nous sommes extrêmement proches d'aboutir", a-t-il ajouté, volontairement très rassurant.

Depuis que le dosssier de la France est revenu dans la course, jamais le Premier ministre ne s'était exprimé aussi clairement sur ce dossier. D'un point de vue économique, il considère qu'un Grand Prix de F1 est "un événement très important" pour "l'un des pays qui a inventé l'automobile" et qu'il est "tout à fait insupportable que nous n'ayons plus cet événement-phare en France".

Un argument également développé par , Président de TPM et Maire de Toulon, qui précisait que le Var reste le 1er département touristique de France avec près de 9 millions de touristes accueillis chaque année. De son côté, le Premier Ministre est persuadé qu' «un GP de F1 permet de montrer la puissance économique" d'une "grande nation industrielle", c'est "une vitrine pour promouvoir sa technologie et son savoir-faire" et c'est la raison pour laquelle les pays émergents se battent pour en organiser. Ce n'est donc pas par hasard si la conférence de presse s'est tenue en présence de Jacques Bianchi, le Président de la CCI du Var.

Reste le volet financier. Comme il n'est pas question que le GP de Formule 1 soit financé par des deniers de l'Etat (les caisses sont vides!). L'organisation sera donc supportée par un GIP, regroupant des collectivites locales du Var dont TPM et le Conseil Général et sans doute des partenaires privés selon Hubert Falco.

Concrètement, le coût du Grand Prix de France tous les deux ans sera supporté en partie par les collectivités locales du Var, "qui se sont engagées formellement, c'est signé", ainsi que par des partenaires privés (constructeurs, pétroliers) réunis au sein d'un Groupement d'intérêt public (GIP). "Symboliquement, il ne serait pas acceptable de subventionner un Grand Prix de F1, comme c'était le cas dans le passé sur le circuit de Magny-Cours", a dénoncé François Fillon, sur des airs de campagne présidentielle. Une référence directe aux GP de France organisés dans la Nièvre jusqu'en 2008, avec le soutien du président François Mitterrand et des collectivités locales socialistes, qui se sont aujourd'hui lourdement endettées pour un Grand Prix qui n'a jamais convaincu les amateurs de Formule 1.

Tirant les leçons du passé, ce Grand Prix "ne coûtera rien à l'Etat", a répété François Fillon, grâce à un "engagement très fort" des collectivités locales, notamment le département du Var et la Communauté urbaine Toulon Provence Méditerranée, représentée vendredi par son président, l'ex-ministre Hubert Falco (UMP).

"Structure transparente"

Cela permettra "d'éviter que l'Etat intervienne directement dans le financement du projet". L'Etat "apportera sa caution" au sein de ce GIP, aux côtés aussi de la Fédération française du sport automobile (FFSA), sur le modèle utilisé pour la Coupe du monde de rugby en France en 2007. Le plan de financement est "extrêmement réaliste", grâce à cette "structure publique transparente", a affirmé M. Fillon, balayant d'un revers de la main la non organisation du Grand Prix.

Le coût de la venue du plateau de F1, à régler à la FOM, propriétaire des droits, serait de 22 millions d'euros par an, hors frais d'organisation, et un pré-contrat a été transmis récemment au Premier ministre. Le principe d'une alternance, un an sur deux, avec un autre Grand Prix mais qui ne serait pas forcément celui de Belgique, a été "accepté" par la FOM, a aussi indiqué le Premier ministre, qui a aussi évoqué la situation financière de la France et l'objectif de réduction des déficits.

Sur un plan plus politique et compte tenu des prochaines échéances électorales, le retour de la France au calendrier de la F1 ne devrait pas être perturbé par la prochaine élection présidentielle: "Je ne vois pas un gouvernement, quel qu'il soit, notamment si par malheur, les socialistes arrivent au pouvoir, renoncer à une qui ne lui coûte rien", a-t-il conclu avant de partir, sans escorte policière obstentatoire, pour une réunion électorale au Palais Neptune à Toulon.

Formule 1 – Une nouvelle guerre Paul Ricard versus Magnys-Cours - GP de France: les élus nivernais et bourguignons "stupéfaits"

Evidemment cette annonce du Premier Ministre a provoqué un séisme politique en Bourgogne : les élus nivernais et bourguignons se sont déclaré "stupéfaits" des propos du Premier ministre François Fillon.

Ainsi, Patrice Joly, président du Conseil Général de la Nièvre, et François Patriat, président du Conseil Régional de Bourgogne, ainsi que le maire de Nevers, Florent Sainte-Fare Garnot, et plusieurs sénateurs et députés, "dénoncent" "le parti pris du Premier ministre en faveur du circuit du Castellet pour l'organisation du Grand Prix de France de Formule 1". Les élus socialistes de Bourgogne évoquent l'homologation FIA-FIM du circuit de Magny-Cours "pour trois ans" et rappellent qu'il dispose de "toutes les installations, infrastructures et savoir-faire nécessaires à l'organisation d'un tel événement, comme en témoignent les 17 GP de France qui ont eu lieu à Magny-Cours". Pour eux, "le Premier ministre s'évertue à mettre en oeuvre une solution fondée sur des considérations partisanes et personnelles, loin des enjeux d'intérêt général que l'on serait en droit d'attendre d'un chef de gouvernement".

"Malgré ces déclarations, le circuit de Magny-Cours maintient sa volonté de recevoir le GP de France dans l'intérêt de la compétition automobile française, de l'industrie automobile, des nouvelles technologies et de la France", écrivent les élus, en évoquant le Technopôle de Magny-Cours qui "travaille sur l'émergence du véhicule du futur". Les élus évoquent aussi "la construction à côté du circuit et du Technopôle d'un troisième pilier de développement du site, avec un projet de parc à thème autour de l'automobile et des transports", et estiment que "les logiques d' et de bonne gestion des fonds publics devraient conduire au choix du site de Magny-Cours". Une visite de François Hollande, candidat à l'élection présidentielle, est d'ailleurs prévue dans la Nièvre à la mi-avril.

Gilles Carvoyeur - Journaliste - Agence d'informations WPM

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Les raisons de cet arrêt

  Par Pierre Bégliomini
Cuers-infos.com existait depuis 2008, précédemment, tv-cuers.com, puis municipales2008.fr, créé par Pierre Bégliomini, puis  revendu pour l’euro symbolique à WPM, il y a quelques années. J’officiais bénévolement sur le web depuis 2003 afin d’informer l      localement les cuersois, parallèlement à ma carrière professionnelle de concepteur/journaliste multimédia et réalisateur  audiovisuel.

« J’ai commencé à m’intéresser à l’information locale dès l’avènement des radios libres, en 1981, j’étais, alors, un jeune homme plein d’illusions et j’avais fait le constat, avec quelques amis journalistes, issus de var-matin et de radios locales, qu’il fallait faire émerger une information indépendante, pluraliste, locale et rurale dans le centre var en donnant la parole au tissu associatif, aux hommes et femmes de terrain et aux responsables politiques locaux, avec un traitement de l’information digne de professionnels de l’information et de la communication. Puis, avec l’avènement de l’internet, j’ai commencé à officier à partir de 2003 sur la toile avec l’une des premières TV en streaming, tv-cuers.com, jusqu’à aujourd’hui.

Ce lourd bénévolat, mené en parallèle de ma carrière professionnelle, nécessite un engagement que j’ai décidé de mettre en berne définitivement. Je passe le relais à d’autres et me consacre aujourd’hui à ma famille et à ma carrière professionnelle. »

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