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Certes, dans une commune, on peut être pour ou contre la gestion de l'  par une ASA (association syndicale autorisée reconnue d'utilité publique), mais les droits des uns et des autres  doivent être respectés dans tous les cas de figure. C'est notre démocratie qui en dépend. C'est cette position que nous défendons dans tous nos articles, et en particulier dans ce dossier de l'. Car, quelque soit la notoriété des intervenants, en l'ocurence le Préfet du , les droits de propriété et les procédures ne doivent pas être entachés et guidés par des intérêts locaux économiques représentant plusieurs millions d'euros. La justice est une affaire de droit et d'honneur et non une affaire de gros sous. Souhaitons que dans notre département du , l'indépendance et la séparation des pouvoirs étatique et judiciaire soit réelle afin d'assurer, en fin de compte, une justice équitable pour tout citoyen.

Comme nous vous l'avions annoncé, en exclusivité, dans notre dernier article, Gilbert , maire du s'est finalement rallié à la solution de l’affermage pour la gestion de l’eau de , revenant ainsi sur sa promesse électorale d'installer une régie personnalisée. Une procédure de délégation de service public  va donc être lancée par la commune entre différents opérateurs alors que cette dernière utilise l’eau de l’ASA d’une manière illégale.

Outre, la fameuse pétition fantôme des 128 arrosants cuersois sur 700 demandant la dissolution de l'ASA, dont la défense n'a toujours pas vu la couleur, le Préfet brandit un autre argument : "l'absence de liste actualisée des propriétaires et un périmètre incertain". Or, nous avons pu nous procurer la lettre, que le Président de l'ASA de Cuers a fait parvenir au Préfet du var, datée du 10 juillet 2009, soit plusieurs mois avant que le Préfet demande la dissolution de l'ASA.

Dans ce courrier, Henri Lafage fait part au Préfet de son intérogation sur la manière d'opérer l'actualisation du périmètre des arrosants, ainsi que sur les pratiques de la municipalité de Cuers : "Que se passe t-il quand un propriétaire veut sortir du périmètre et que ses voisins en aval et en amont restent dans le périmètre ? Nous en avons une idée en constatant l'imbroglio actuel dans les lotissements où les servitudes n'ont pas été mentionnées ! Doit-on recourir à un mitage des parcelles dans et hors du périmètre avec les propriétaires avaliers coupés de toute alimentation en eau des arrosants ? Je me tourne vers vous pour vous demander de bien vouloir nous éclairer sur la mise en conformité des pratiques de la municipalité avec l'ordonnance de 2004 qui fait-elle même partie du grand ensemble dit "loi sur l'eau des milieux aquatiques" dont le but et le partage de l'eau en sauvegardant les intérêts des irrigants, des consommateurs d'eau potable et le patrimoine environnemental si précieux pour les générations futures. Je me tiens à votre disposition pour trouver ensemble une solution légale et de bon sens du trouble qui agit certains propriétaires dont le respect de la loi ne semble pas être la préocupation première !" (l'intégralité de la lettre est ici- cliquez-) : "

La suite, on la connaît, le Préfet n'a jamais répondu à Henri Lafage et a refusé d’obliger la commune de Cuers à se conformer aux avis de la commission d’accès aux documents administratifs pour la mise à jour des propriétaires du périmètre.

D'autre part, nous avons joint l'un des signataires de la fameuse pétition ,  nous l'appellerons, Claude X., afin de préserver son anonymat : "Beaucoup de cuersois sont sur le périmètre des arrosants sans jamais avoir été sollicités pour payer une cotisation alors que certains  se sont vus obligés de payer par le percepteur sans pouvoir bénéficier de l'eau. Qu'en est-il des canaux et de leur entretien. Mon grand-père avait l'eau le lundi matin de 7h00 à 7h25. Il fallait que j'aille " tourner l'eau " vers 5 heures et je ne pouvais jamais en profiter car certains bénéficiaires mettaient une pierre sous la martelière et donc récupéraient une grande partie de l'eau. En fait à 7h25 seul un filet d'eau arrivait sur la propriété et ensuite plus rien.Donc à mon avis il serait normal que ce soit l'ensemble des habitants qui puisse bénéficier des bienfaits de cette source." nous a t-il déclaré.

Pour Henri Lafage : "Cet arrosant est justement confronté aux problèmes  pour lesquels nous nous battons et que nous voulons résoudre, à savoir : faire baisser le prix de l’eau brute, faire exercer le droit d’irrigation sur les terres des propriétaires des sources de la Foux, fixer les règles de captage, entretenir les canaux d’arrosage et installer des robinets verts sur le périmètre des arrosants propriétaires."

Rappelons que la décision judiciaire qui sera rendue par le Tribunal administratif de préoccupent au plus haut point les responsables de la Fédération des ASA du var, notamment le bureau, Gérard Galant, Jean-Pierre Delpiano et Franck Chauvet. Car si celle-ci donne raison au Préfet, c'est toutes les ASA du var qui risqueront la dissolution à plus ou moins brève échéance par la volonté d'un seul homme représentant l'Etat, le Préfet du var, Hugues Parant.

Si la tenue de l’audience en référé, contre l’action judiciare du Préfet du var qui demande la dissolution de l’ASA, aura lieu le 8 mars au Tribunal Administratif de Toulon, c'est seulement 48 heures plus tard que la décision du tribunal sera stipulée aux interessés.

Pierre Bégliomini

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Les raisons de cet arrêt

  Par Pierre Bégliomini
Cuers-infos.com existait depuis 2008, précédemment, tv-cuers.com, puis municipales2008.fr, créé par Pierre Bégliomini, puis  revendu pour l’euro symbolique à WPM, il y a quelques années. J’officiais bénévolement sur le web depuis 2003 afin d’informer l      localement les cuersois, parallèlement à ma carrière professionnelle de concepteur/journaliste multimédia et réalisateur  audiovisuel.

« J’ai commencé à m’intéresser à l’information locale dès l’avènement des radios libres, en 1981, j’étais, alors, un jeune homme plein d’illusions et j’avais fait le constat, avec quelques amis journalistes, issus de var-matin et de radios locales, qu’il fallait faire émerger une information indépendante, pluraliste, locale et rurale dans le centre var en donnant la parole au tissu associatif, aux hommes et femmes de terrain et aux responsables politiques locaux, avec un traitement de l’information digne de professionnels de l’information et de la communication. Puis, avec l’avènement de l’internet, j’ai commencé à officier à partir de 2003 sur la toile avec l’une des premières TV en streaming, tv-cuers.com, jusqu’à aujourd’hui.

Ce lourd bénévolat, mené en parallèle de ma carrière professionnelle, nécessite un engagement que j’ai décidé de mettre en berne définitivement. Je passe le relais à d’autres et me consacre aujourd’hui à ma famille et à ma carrière professionnelle. »

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