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"La sécurité de nos enfants n'est pas assurée" ou bien "j'ai refusé d'entrer dans ma maison dans ces conditions, et cela dure depuis plus d'un an et j'habite chez mes beaux -parents", me confient deux mères de familles de ce lotissement livré "clefs en mains" en juin 2011. la colère de plusieurs résidents est exacerbée après plus d'un an de conflit. Aucun suivi de sécurité.  Les familles n'en peuvent plus, car les enfants en danger permanent peuvent se faufiler sous la clôture provsoire.
En effet, les habitations en limite de propriété avec la grande surface "intermarché, au quartier "les Défens" surplombent de 6 à 8 mètres  une voie privée sans que des murs, de soutènement et de clôture, existent. D'où un danger permanent, tant au niveau des constructions  en limite d'un terrain qui travaille avec les fortes de ces derniers mois, qu'au niveau de la sécurité quotidienne des résidents et plus particulièrement des enfants en bas âge.

S'agissant d'un lotissement à logements sociaux,  pour lequel la commune verse des subventions au bâtisseur et au loueur, les familles concernées avaient pris contact, il y a un an, avec l'adjoint à l', Roger Malphato, afin de résoudre ce problème ; mais leur demande est restée sans suite.

Attribution de subvention par la municipalité partie prenante dans ce programme de lotissement avec la société Azur Habitat

Pour la société  Azur Habitat, responsable de la construction, la mise en sécurité est bien assurée comme l'atteste un courrier reçu par les familles en juin 2011 : "Nous avons le plaisir de vous informer que la livraison de votre villa aura lieu le 10 juin 2011, dans la mesure où une clôture provisoire a été implantée"

Madame Ricci, propriétaire, ne partage pas ce point de vue : "En fait de clôture provisoire, Azur habitat a encerclé notre maison  avec  un grillage digne des camps militaires . Ce grillage cercle nos façades et les piliers de notre soi-disant terrasse, nous supprimant tout accés extérieur, j'ai donc, jusqu'à aujourd'hui, refusé d'entrer dans cette maison. Nous demandons avec nos voisins, un vrai mur de clôture le long du lotissement en limite de propriété avec intermarché et qui laisse un accés  au jardin de 70 m2 qui était prévu à l'achat de la maison. Les conditions ne sont pas respectées. Depuis un an, nous  habitons chez mes beaux-parents dans 20 m2 avec notre enfant"

La société "Prolétazur", qui gère les les locations d’habitations à loyer modéré de ce lotissement du hameau des Défens vient pourtant de toucher des subventions de la municipalité de  pour l’acquisition en VEFA (achat sur plan) de 4 villas destinées à la location sociale. Enfin, Azur habitat et Proletazur sont dirigées par un seul homme Daniel Thomas. Celui-ci a, donc, des contacts directs avec la municipalité de cuers. Tous ces protagonistes sont informés et pourtant personne ne bouge. Le mur de clôture est une affaire qui doit se régler dans l'immédiat pour des raisons de vie au quotidien.

         

Mais, ce n'est qu'une partie des faits reprochés par les résidents à la société Azur Habitat. Un autre mur, bien plus important, un mur de soutènement du lotissement fait défaut. Or, cette clause ne figurerait pas dans les contrats de vente des habitations du lotissement et pourrait bien constituer un vice caché avec possibilité d'annulation des ventes si ce fait est avéré. En effet, lorsque le permis de lotir est accordé à la société Azur Habitat en 2007, la grande surface intermarché qui jouxte le lotissement a déjà procédé à un  profond décaissement des abords de sa propriété en limite du futur lotissement comme en témoigne la photo satellite prise en aôut 2006. Or, selon les propiétaires, aucun document émanant de la société Azur habitat ne stipule qu'un mur de soutènement est nécessaire afin de rendre les habitations viables. Les maisons sont construites alors même que ce problème de mur de soutènement persiste et les futurs acquéreurs qui achètent sur plan n'en sont pas informés : "Nous  savions qu'il y avait un vague problème avec les limites de propriété d' intermarché. Pas davantage" nous confie Priscille Legal, résidente en colère avec un enfant en bas âge.

Il apparaît, donc, clairement  que le décaissement réalisé par intermarché est bien antérieur à la construction du lotissement. Or, la  limite cadastrale des  parcelles incriminées  tient compte du décaissement effectué. habitat et la commune de Cuers aurait du avoir connaissance du besoin d'un mur de soutènement avant la construction du lotissement, selon toute vraissemblance . On est en droit de se poser cette question : Les services  ayant délivré le permis de lotir ne devaient-ils pas exiger un mur de soutènement dans le permis de lotir avant même que l'édification des maisons ne soit entamée ?

Suite à une récente expertise des lieux en question, celle-ci conclut sur la nécéssité d'un mur de soutènement et la responsabilité d' intermarché est engagée (via la société cardinal immo qui exploite le terrain sur lequel se trouve intermarché).

Selon, l'un de nos contacts proche de cette affaire  : "lors de la réunion d'expertise Azur Habitat aurait appris que la société qui exploite Intermarché le fait au travers d'un bail à construction consenti par une autre société (dépendant du groupe) mais qui n'est pas partie prenante au litige. D'où résulte l'obligation de demander une extension de l'expertise avec mise en cause de cette société et donc procédure qui risque de durer encore."

 

En attendant, les résidents furieux, constatent que les constructions livrées par Azur habitat ne correspondent pas à l'achat sur plan et demandent que la sécurité des lieux soit assurée avant qu'une catastrophe n'arrive.

Enquête : Pierre Bégliomini - Journaliste - Agence d'informations WPM

 

 

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Les raisons de cet arrêt

  Par Pierre Bégliomini
Cuers-infos.com existait depuis 2008, précédemment, tv-cuers.com, puis municipales2008.fr, créé par Pierre Bégliomini, puis  revendu pour l’euro symbolique à WPM, il y a quelques années. J’officiais bénévolement sur le web depuis 2003 afin d’informer l      localement les cuersois, parallèlement à ma carrière professionnelle de concepteur/journaliste multimédia et réalisateur  audiovisuel.

« J’ai commencé à m’intéresser à l’information locale dès l’avènement des radios libres, en 1981, j’étais, alors, un jeune homme plein d’illusions et j’avais fait le constat, avec quelques amis journalistes, issus de var-matin et de radios locales, qu’il fallait faire émerger une information indépendante, pluraliste, locale et rurale dans le centre var en donnant la parole au tissu associatif, aux hommes et femmes de terrain et aux responsables politiques locaux, avec un traitement de l’information digne de professionnels de l’information et de la communication. Puis, avec l’avènement de l’internet, j’ai commencé à officier à partir de 2003 sur la toile avec l’une des premières TV en streaming, tv-cuers.com, jusqu’à aujourd’hui.

Ce lourd bénévolat, mené en parallèle de ma carrière professionnelle, nécessite un engagement que j’ai décidé de mettre en berne définitivement. Je passe le relais à d’autres et me consacre aujourd’hui à ma famille et à ma carrière professionnelle. »

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