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Alors qu’il était préfet de région de Provence Alpes Côte d’Azur en octobre 2010, Michel Sappin déclarait à « La Provence  » et au « point »  qu’il était  « très pessimiste sur le devenir de la ligne. Si on avait suivi l’idée de départ, on financerait et on démarrerait presque les travaux. On a été mauvais, collectivement, sur ce dossier qui aurait fait avancer la région , ce tracé est une catastrophe ». Il allait même plus loin concernant le tracé : « des élus aixois sont opposés au tracé de la Sainte-Victoire, et certains d’entre eux étaient d’autant plus virulents que leur propre maison risquait d’être touchée » .Et d’estimer que « ces égoïstes sont bien contents d’aller en à Paris grâce à d’autres élus qui ont accepté de voir passer la LGV Méditerranée. » Allusion à peine voilée à .

Si les responsables politiques de l’époque reconnaissaient  cet état de fait, personne ne voulait porter le chapeau. Ni Estrosi, ni Vauzelle, ni Gaudin, ni « qui s’est battu avec d’autres élus pour aboutir au choix du tracé », ni l’ex cabinet de Jean-Louis Borloo, l’ancien ministre de Nicolas Sarkozy qui a donné son feu vert en juin 2009 à la LGV.

Michel Vauzelle reconnaissait à demi mots que le financement d’un tel projet n’avait pas été réellement pensé, « on est toujours inquiet quand il faut trouver 15 milliards d’euros alors qu’il n’y a plus un centime dans les caisses de l’État » déclarait-il alors.

Aujourd’hui, toutes ses déclarations sonnent comme un aveu d’impuissance sur la viabilité économique d’un tel projet peu structuré financièrement parlant.

Avec les nouvelles déclarations du  Ministre délégué au Budget, Jérôme Cahuzac  qui vient d’annoncer que l’Etat allait devoir renoncer à plusieurs projets de ligne TGV jugés trop coûteux, on peut estimer que la ligne peut réellement dérailler pour une question d’argent.

Jérôme Cahuzac a annoncé qu’une mission composée de parlementaires et d’experts sera nommée prochainement pour classer les projets par ordre de priorité. Elle devrait rendre sa copie d’ici la fin de l’année.

Avec un coût actuel estimé entre 15 et 20 milliards d’euros, la LGV , dont le tracé, de plus, ne fait toujours pas consensus, souffre d’un gros handicap budgétaire. Ce handicap est d’autant plus lourd qu’elle ne pourra réduire significativement le temps de transport entre Paris et Nice, quel que soit le tracé retenu.

Pierre Bégliomini – Journaliste – Agence d’infos WPM pour cuers-infos

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