Get Adobe Flash player
  • Tout le monde s'est mis d'accord sur un "OUI" ferme au sur les emprises existantes, cela devrait-il changer la donne ?  Enquête :
fuseau LGV dans la région de Cuers

fuseau LGV dans la région de Cuers

Dans le sillon permien, RFF a toujours voulu proposé  une ligne nouvelle. Au départ, il n'a jamais été question d'utiliser massivement les emprises existantes comme le précise le document interne de RFF (cliquez ici et allez au paragraphe 36). Le réseau actuel ne pourra pas supporter les évolutions de trafic nécessaires au report modal vers le ferroviaire et un développement durable des transports pour notre régionPourquoi, dans ces conditions, la plupart des élus de l'est varois ont voté des motions acceptant la traversée de leurs communes.  Sans doute, un consensus pour un "OUI" au projet LGV devait s'affirmer dans la lignée des désirs du tout puissant Hubert Falco, ancien ministre et maire de Toulon. Cependant, le 9 septembre dernier, la conseillère générale du canton, Véronique , rappelait devant les maires de CUERS - - PUGET-VILLE - CARNOULES - LA CRAU - GONFARON - PIGNAN - SOLLIES PONT et LE REVEST : "les lignes rouges indiquant une ligne nouvelle en site propre intercalées avec l’utilisation de la ligne existante, nous inquiètent. Il convient de rappeler les engagements de chacun. RFF ne doit pas travailler seul. C’est donc d’une seule voix, que nous voulons rappeler, avant même l’étude des scénarios par les comités techniques, que nous sommes opposés à toute ligne nouvelle en site propre !" (intégralité du document ici) Pourquoi, dans ces conditions avoir signé une motion pour un "Oui" au LGV* suivi, par ailleurs, par certaines associations comme "stop nuisance cuers" association pourtant opposée fermement au passage du LGV à Cuers.

Au cours du débat public de 2005, la desserte des métropoles régionales, de leurs bassins de et d’activités économiques d’importance a été discutée en regard de la nécessité d’obtenir des temps de parcours performants entre Nice et Paris. Le 29 juin 2009, le gouvernement a retenu le scénario des Métropoles du Sud sur la base des conclusions du rapport du secrétariat permanent. D'après le rapport d’Yves Cousquer, le scénario des Métropoles du Sud s’avère le plus performant en terme de desserte des grandes agglomérations de notre région et du nombre de personnes transportées, et répond ainsi à l’objectif de la construction d’un système ferroviaire global et performant.La position de Hubert Falco, ancien ministre et maire de Toulon, sur une gare à Toulon a certainement pesé lourd dans le choix de la traversée du sillon permien situé sur l'est du département.

Pour RFF : "A l’horizon 2040, le scénario des Métropoles du Sud s’avère le plus avantageux (meilleure rentabilité), ce qui explique le choix du gouvernement et le large consensus des élus régionaux en sa faveur"  jusqu'à ce que ceux-ci lâchent dernièrement l'un des principaux demandeurs de la LGV, Hubert Falco, en s'opposant massivement avec un "NON" ferme au projet LGV. Si Hubert Falco veut régler ses comptes politiques à Paris, cela remet-il en cause l'implantation de la LGV dans le sillon permien et plus généralement dans l'ensemble du ?

Pour RFF : Non.  D'une part, le choix du tracé des « Métropoles du Sud » relève d’une décision gouvernementale, reprise par le Conseil d’administration de Réseau Ferré de France. C’est donc sur cette base que s’est engagée la phase actuelle de concertation dans le cadre des études préalables à l’enquête d’utilité publique. Ce choix correspond par ailleurs à une logique de construction de l’arc méditerranéen, qui avance aujourd’hui, avec notamment la mise en service de la section Perpignan / Figueras, le début prochain de la phase travaux du contournement de Nîmes-Montpellier, la poursuite des études du projet de ligne nouvelle Montpellier-Perpignan (LNMP).

D'autre part, ce projet est inscrit dans la loi de programmation relative à la mise en œuvre du Grenelle de l’Environnement. L’Etat participe pleinement au financement des études permettant de définir précisément le tracé qui sera soumis à l’enquête publique en 2015. Pour le financement de l’étape suivante, c'est-à-dire des travaux de construction, le gouvernement a demandé à Yves Cousquer et Francis Idrac d’étudier et d’éclairer les conditions de ce financement. Nathalie Kosciusko-Morizet a par ailleurs demandé à RFF d’inscrire le tronçon Nice-Italie dans les études préalables à l’enquête d’utilité publique. Ce projet LGV s’inscrit comme le chaînon manquant de la construction de l’arc méditerranéen, et revêt un intérêt national et européen de premier ordre. L’union européenne est à ce titre partenaire co-financeur de la phase actuelle : les études préalables à l’enquête d’utilité publique. Pour RFF, l'état ne peut se désengager d'un tel projet.

Le financement : la LGV PACA sera cofinancée par l’Etat, RFF, les grandes collectivités territoriales et d’autres partenaires concernés. Dès à présent une convention de financement de 86 millions d’€ a été signée entre l’Etat, RFF, la Région, les départements des Bouches-du-Rhône, du Var et des Alpes-Maritimes, les agglomérations d’Aix-en-Provence, Marseille, Toulon et Nice, la Principauté de Monaco et l’Union Européenne, pour financer la phase des 4 années d’études préalables à l’enquête d’utilité publique.

La Réalisation effective : Le projet entame aujourd’hui, avec quatre années d’études et de concertation active, une nouvelle étape décisive qui aboutira en 2015 à l’enquête publique puis à sa déclaration d’utilité publique, pour un lancement des travaux en 2018 et une mise en service de la ligne nouvelle et des aménagements du réseau existant à l’horizon 2023. Des aménagements complémentaires sur le réseau existant jusqu’en 2040 permettront d’aboutir à un système ferroviaire global et performant.

Et maintenant : L'impact des nouveaux fuseaux d'implantation est dévastateur dès aujourd'hui. Tout l'immobilier intégrant ces fuseaux se trouve dés à présent gelé ou dévalué. Qui voudra acheter un terrain ou une maison à l'intérieur de ces fuseaux. Qui voudra faire cosntruire dans ce périmètre. Les propriétaires ne pourront plus vendre leurs biens immobiliers. Qui va les dédommager pour cette perte de confiance dans ce marché immobilier impacté, dés à présent, par ce projet ? Il en va de même pour les territoires agricoles. Côté politique, Hubert Falco est destabilisé, la vindicte populaire a eu raison de la majorité des élus qui viennent de dire "non" au projet LGV. Ils espèrent, ainsi, faire bonne figure auprès de leur électorat et sauver leurs têtes aux prochaines élections. Mais il est peu probable que La LGV soit abandonnée, trop d'enjeux financiers dans l'ombre du projet nous échappent encore.

Voici la vidéo de l'mpact de la LGV sur le sillon permien Région La Garde - Cuers - Le Luc. Vidéo extraite des fuseaux officiels édités par RFF et remontée par notre Rédaction afin de mettre en évidence le sillon permien. Attention, regardez bien, si vous êtes à l'intérieur du fuseau, votre bien immobilier est déjà impacté et dévalué.

La carte, présentée par RFF, indique clairement qu’un passage par le sud sera très périlleux et …surprise, cette carte ne se limite pas à la zone « tracé sud », on voit que vers l’A8.ce serait beaucoup plus simple.

Un tracé "Nord var" envisageable par RFF en lieu et place du traçé "Est var".
Nous savons  que RFF présente le tracé Métropoles comme une zone d'études préférentielle. Or, insérer une ligne nouvelle sur la zone préférentielle s'avère, on le voit,  très compliqué voire impossible.   Entre Toulon et les Arcs La combinaison optimale repose en effet sur un compromis prenant en compte les enjeux majeurs du territoire, limitant au maximum les nuisances, et permettant d’atteindre les objectifs fixés en termes de temps de parcours. Le doublement de la ligne existante ne pourra pas être envisagé pour certaines traversées urbaines contraignantes ( trajet Solliès-Pont - Gonfaron - Vidauban en particulier). L’insertion du projet sur ce secteur doit composer avec un territoire qui présente de forts enjeux : traversée des zones urbaines et des terroirs viticoles, protection de la biodiversité (habitat de la tortue d’Hermann, zones humides), préservation des paysages.

En conclusion, RFF classe officiellement ce traçé comme "particulièrement sensible" sur la carte éditée (ci-contre) sur son site. Notons aussi que cette carte, à l'étude, couvre la totalité du Var et indique que la zone "nord" (proche de l'A8) ne présente que très peu de zones sensibles. Pour l'association Var Actions Environnement  de Brignoles : "La carte, présentée par RFF, indique clairement qu'un passage par le sud sera très périlleux et ...surprise, cette carte ne se limite pas à la zone "tracé sud", on voit que vers l'A8 ce serait beaucoup plus simple.  De plus, aujourd'hui, les géomètres font une mise à jour du cadastre de St Maximin,  plus que nécessaire dans le cas d'un projet LGV, RFF devant connaitre précisément le nombre d'habitations à exproprier. Nous nous apercevons aussi qu'aucune association se situant sur le tracé métropoles ne bouge... un courrier, un discours puis rien. Il faut noter aussi que le scot (schéma de cohérence territoriale) de la Provence Verte, est toujours en attente et que sa version provisoire fait toujours apparaître un tracé LGV Paca sur St Maximin, proche de l'A8. Pour information, le scot de (agglomération de Toulon) est terminé depuis 2010 ...sans LGV. Voilà pourquoi le "nord" ferait bien de se réveiller."

Dossier réalisé par Pierre Bégliomini - journaliste "WPM" pour cuers-infos.com (Synthèse réalisée à partir des documents officiels de RFF (http://www.lgvpaca.fr) -  -  association Var Actions Environnement  de Brignoles)

* la LGV « emprunte les lignes ou emprises existantes. A défaut, les solutions d’enfouissement seront massivement privilégiées.

A lire aussi...

Retour aux news...

 

1192 lectures de cet article

Articles intéressants

Les raisons de cet arrêt

  Par Pierre Bégliomini
Cuers-infos.com existait depuis 2008, précédemment, tv-cuers.com, puis municipales2008.fr, créé par Pierre Bégliomini, puis  revendu pour l’euro symbolique à WPM, il y a quelques années. J’officiais bénévolement sur le web depuis 2003 afin d’informer l      localement les cuersois, parallèlement à ma carrière professionnelle de concepteur/journaliste multimédia et réalisateur  audiovisuel.

« J’ai commencé à m’intéresser à l’information locale dès l’avènement des radios libres, en 1981, j’étais, alors, un jeune homme plein d’illusions et j’avais fait le constat, avec quelques amis journalistes, issus de var-matin et de radios locales, qu’il fallait faire émerger une information indépendante, pluraliste, locale et rurale dans le centre var en donnant la parole au tissu associatif, aux hommes et femmes de terrain et aux responsables politiques locaux, avec un traitement de l’information digne de professionnels de l’information et de la communication. Puis, avec l’avènement de l’internet, j’ai commencé à officier à partir de 2003 sur la toile avec l’une des premières TV en streaming, tv-cuers.com, jusqu’à aujourd’hui.

Ce lourd bénévolat, mené en parallèle de ma carrière professionnelle, nécessite un engagement que j’ai décidé de mettre en berne définitivement. Je passe le relais à d’autres et me consacre aujourd’hui à ma famille et à ma carrière professionnelle. »

Soutenez cuers-infos

Faites un don dès maintenant avec PayPal à notre rédaction pour une information pluraliste & indépendante - merci