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skyteparkYoan, 16 ans, habite à depuis plusieurs années et pratique assidûment le skate. Cet adolescent cuersois, s’intéresse surtout aux loisirs qu'est susceptible de lui offrir la municipalité et nous pose une question sur l'édification d'un parc d'activité destiné aux Skatteurs cuersois : "J'avoue que dans un premier temps, j'étais super heureux de savoir qu'on allait installé un dans le centre-ville. Je suis allé voir l'endroit dans lequel il allait être implanté et là, patatra, j'en reviens toujours pas, entre deux murs d'enceinte d'une école et d'un dans un lieu complètement exigu. La construction de ce skatepark ressemble plus à une envie  de se débarrasser d’un projet plutôt qu'à celui d’y croire vraiment. Qui décide et peut-on intervenir pour conseiller les responsables de ce projet dans les choix à faire."

Question épineuse. En ce qui concerne le skatepark, il existe bien un projet d'implantation dans le centre- qui devrait voir le jour très prochainement. Nous confirmons que la situation géographique de celui-ci  n'est pas adaptée à la grandeur (au sens propre et figuré) d'un tel projet,  avec à sa droite le collège, à sa gauche le restaurant scolaire et au fond l’école primaire. L'aire de Skate avoisinera les 250 m2 sur une parcelle tout en longueur de 330 m2 pour 10 mètres de large sur 25 mètres de long.

Concernant le matériel, 5 petits éléments sont prévus pour un coût de 16 800 euros hors taxes . Compte tenu de la petitesse du lieu,  il faut exclure les BMX et autres matériels qui peuvent être utilisés sur un skate Park digne de ce nom.

skatepark

En jaune, l'emplacement prévu pour l'implantation du skatepark

Yoan qualifie ce projet "d'une envie  de se débarrasser de celui-ci plutôt qu'à celui d’y croire vraiment." - Effectivement, nous abondons un peu dans votre sens, cher jeune lecteur. Ce projet semble mal pensé, mal ficelé et précipité, mais nous éviterons de rentrer dans le piège des débats  politiques et électoralistes. Vous désirez intervenir afin de conseiller les responsables, pourquoi pas ? Permettez-nous de vous souhaiter bon courage avec l'adjoint à l', Roger Malfatto et le premier adjoint Jaques Tardivet que vous devez contacter directement en mairie. Tenez-nous informés de vos démarches.

 Est-ce un mauvais projet ?  Cibler la demande et le public reste le maître mot d'un tel projet. Trois paramètres sont à retenir : -Les disciplines des pratiquants -Le niveaux des pratiquants -La fonctionnalité et l’équipement. Mais le choix du lieu est une décision principale et stratégique. Rien n’est plus important que de bien réfléchir afin d'optimiser son skatepark. Sport urbain par excellence, cette activité doit être visible du public, car elle se  nourrit  de l’esprit des rues, des places, et de l'environnement urbain. Il faut donc intégrer cette idée pour anticiper et déterminer le lieu le mieux adapté. Il semblerait que l'emplacement prévu à Cuers déroge à cette règle.

D'autre part, le besoin de reconnaissance des pratiquants par les responsables de la ville et des habitants est une notion primordiale, à ne surtout pas négliger. Les pratiquants aiment être vus et reconnus voir même « frimer ». C’est légitime lorsque l’on est un ado. Il faut, donc, favoriser des lieux de vie et de passage qui sont accessibles facilement et rapidement par les pratiquants de ce sport à part entière.

Pour des questions de bon voisinage, il faut veiller à ce que le skatepark soit à plus de 50 mètres des habitations. Il semble que ces élémentaires précautions n'aient pas été prises  à Cuers. Concrètement, la pratique crée la venue d’autres personnes souvent non pratiquantes qui contribuent à la création de nuisances sonores involontaires (scooters, nuisance verbale…).

Le périmètre efficace : en matière de surface d’implantation, il est bon de prévoir au moins 500 m² pour faire évoluer le skatepark dans l’avenir (surface au sol pour faire évoluer un skatepark de niveau débutant à semi-confirmé).
Pour un projet avec plus d’une trentaine de pratiquants, il est bon de prévoir 800 m².
Pour les villes de moyenne et grande importance, la surface à prévoir dépend du nombre de pratiquants et du type de modules à implanter. Il n’est donc pas rare d’atteindre des surfaces mesurant près de 3000 m² pour les plus conséquentes.

De nombreuses possibilités sont envisageables pour moins de 45 000 euros (ht). . Ce type de skatepark vise plutôt le coté efficace et simple. On y retrouve la combinaison de modules. Il peut comporter une aire de « street » (minimum 250m² comme à Cuers)), ainsi qu’une rampe large (plus de 5.5m de large). Cependant, à Cuers, le est minime avec seulement 16 800 euros au total.

Au final, nous donnons raison à Yoan, le skatepark de Cuers apparaît réellement comme un projet baclé.

Pierre Bégliomini - Journaliste - Agence d'infos WPM

 

 

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Les raisons de cet arrêt

  Par Pierre Bégliomini
Cuers-infos.com existait depuis 2008, précédemment, tv-cuers.com, puis municipales2008.fr, créé par Pierre Bégliomini, puis  revendu pour l’euro symbolique à WPM, il y a quelques années. J’officiais bénévolement sur le web depuis 2003 afin d’informer l      localement les cuersois, parallèlement à ma carrière professionnelle de concepteur/journaliste multimédia et réalisateur  audiovisuel.

« J’ai commencé à m’intéresser à l’information locale dès l’avènement des radios libres, en 1981, j’étais, alors, un jeune homme plein d’illusions et j’avais fait le constat, avec quelques amis journalistes, issus de var-matin et de radios locales, qu’il fallait faire émerger une information indépendante, pluraliste, locale et rurale dans le centre var en donnant la parole au tissu associatif, aux hommes et femmes de terrain et aux responsables politiques locaux, avec un traitement de l’information digne de professionnels de l’information et de la communication. Puis, avec l’avènement de l’internet, j’ai commencé à officier à partir de 2003 sur la toile avec l’une des premières TV en streaming, tv-cuers.com, jusqu’à aujourd’hui.

Ce lourd bénévolat, mené en parallèle de ma carrière professionnelle, nécessite un engagement que j’ai décidé de mettre en berne définitivement. Je passe le relais à d’autres et me consacre aujourd’hui à ma famille et à ma carrière professionnelle. »

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