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Patrik Cotttet Moine, ce farfelu sorti des sentiers où il s’est battu pour refaire le monde, le sien. Ce magicien de la gestuelle qui transforme un tabouret en ange, un drap en cheval... n'a pu réussir son dernier tour de magie : mener à bien plusieurs saisons théâtrales sur , face aux conditions de travail rendues exécrables par la municipalité qui n'a pas respecté ses engagements.
« Je suis triste pour le public et dégoûté par ces gens du service public qui ne sont pas au service du public. ». déclare t-il.  Quant à Patricia Jean, son manager, elle enfonce le clou : « Je suis dépitée, triste et dégoûtée ».

En cause : le 1er adjoint Jacques Tardivet, adjoint à la communication, son service, le Maire Gilbert Pérugini et certains fonctionnaires trop zélés et pas assez zébrés.

Mais que s'est-il donc passé  ?

Dans un article daté du 2 octobre 2008, Patricia Jean déclarait à notre rédaction :  « Cela peut sembler sans doute suspect mais après avoir longuement et mûrement réfléchi, nous nous sommes lancés dans ce projet à la demande de Mme Kaupp (adjointe à la culture) et M. Houdayer (adjoint aux )  parce que nous désirions sincèrement apporter du bonheur au public cuersois. Nous prenons des risques mais nous ne sommes ni naïfs, ni manipulés, ni utilisés à des fins de vengeance et sommes lucides à tous les points de vue »...

La venue de la  à Cuers découlait entièrement de la volonté et du soutien total du tandem Pérugini/Tardivet et le projet se trouvait pleinement  approuvé par la municipalité qui voulait faire oublier l'affaire Orphéon (compagnie théâtrale en place sur Cuers depuis plusieurs années mise définitivement à l'index manu militari et dans les oubliettes par Gilbert Pérugini dés son arrivée à la tête de la commune )

La saison des Zèbres à l'Abattoir débute le 11 octobre 2008. Pourtant, dès le 22 novembre 2008, Patricia Jean adresse une lettre à Gilbert , Maire de Cuers : « Lorsque nous nous sommes rangés à vos côtés, faisant abstraction de nos convictions politiques, nous avions conscience que la partie ne serait pas gagnée, que nous serions exposés à l’adversité et aux rancoeurs des sympathisants d’Orphéon, de diverses figures cuersoises, d’une certaine presse et de quelques professionnels du spectacle que nous avons été amenés à croiser depuis. Mais nous ne pouvions imaginer que les tracas gratuits, insidieux et quasi quotidiens viendraient de l’intérieur...
Aujourd’hui, nous continuons à subir sans motifs explicables, les disfonctionnements et la mauvaise volonté et mauvaise foi évidente toujours du même service (service communication), alors que nous leur facilitons la tâche au maximum. Cela devient d’autant plus déprimant que Mr TARDIVET (1er adjoint) se permet à son tour de nous traiter comme des toutous, et adopte un ton qui serait presque menaçant à notre égard…
Nous sommes au regret de constater que nous ne pouvons pas continuer de vous aider à défendre la culture à CUERS au risque d’être violemment pris à partie de tous côtés si dans vos propres services nous n’avons pas le soutien autant logistique que humain que nous pensions trouver.
Notre bel enthousiasme s’est envolé et nous ne supportons plus, ne voulons plus et ne pouvons plus travailler dans ces conditions.
Pour finir, vous conviendrez d’autre part que ce n’est pas la compensation allouée qui nous a poussé à nous lancer dans ce qui est devenu,  uniquement à cause d’une partie de votre entourage, une véritable galère empoisonnant notre vie. Notre démarche était avant toute chose citoyenne...
».

Malgés ce contexte, fin 2008, décide de poursuivre les spectacles :

« Nous avons malgré tout fait la saison en serrant les dents, poussés par l’enthousiasme du public et avec l’espoir que tout s’arrangerait surtout suite au succès des soirées, mais rien n’y fit, nous étions pris quotidiennement dans les méandres des sévices, pardon services, de la fainéantise, et des petites manipulations et jalousies decette mairie ».

et Patricia  Jean réalisent très vite que le premier adjoint, et adjoint à la communication, Jacques Tardivet est un homme peu fiable. Ils envoient une seconde lettre au Maire le 22 novembre 2008, en recommandé, restée sans réponse.
Pour le tandem Pérugini/Tardivet, ne pas répondre aux doléances est en soi une de communication (voir l'article sur l'association des commerçants qui a été aussi lâchée par le Maire et son 1er adjoint)

En février 2009, Patrik Cottet Moine rencontre officiellement  Gilbert Pérugini à son cabinet : «  Le maire était heureux de la programmation en cours, à savoir qu’il a assisté à quasiment tous les spectacles. Il était bien conscient des problèmes que nous rencontrions avec son service car apparemment il connaît bien les employés en cause. Il nous a assuré de son soutien et promis des jours meilleurs… Il semblerait qu’il ne fit rien ou peut être qu’il ne pouvait pas faire grand-chose, ou que son autorité n'avait pas assez de poids... bref rien ne changea »

Cependant, la saison se poursuit jusqu'à la dernière représentation. Le public est toujours au rendez-vous, mais l'enthousiasme du début s'est envolé :
« L’apothéose des tracasseries eut lieu le jour de la clôture », poursuit Patrik Cottet Moine,
« le seul soutien autant logistique que humain que nous avions jusque là, au sein de la mairie, Laurent Houdayer, adjoint à l’, baissa les bras,  écoeuré, lui aussi par autant de bêtises, et se désista du dossier de la culture pour la rentrée. Nous nous retrouvions seuls face à une telle hostilité que la mort dans l’âme et de peur d’y laisser la santé, nous avons envoyé à notre tour une lettre de démission en avril 2009 ».

Plaidoyer en faveur de Laurent Houdayer, adjoint aux finances.
Dans la lettre du  8 novembre adressée au Maire, Patrik Cottet Moine rend hommage à l'adjoint : « Nous tenons à vous dire au passage que vous avez là, à vos côtés une personne précieuse avec qui nous avons eu grand plaisir à collaborer.  Monsieur HOUDAYER ne peut pas toujours intervenir pour tempérer et faire le tampon au risque de lui même subir des pressions ».

Voici le bilan financier de ces spectacles avec les chiffres que nous ont remis Patrik Cottet Moine et Patricia  Jean :
Coût total : 8 spectacles : 25 personnes artistes et techniciens : 24 799 €
Entrées payantes : 7 444 €
Subventions  de la municipalité  : 15 000 €
Déficit global : 2 355 € pris  en charge par la municipalité

Une question en suspend :
Quel est le devenir des spectacles, et plus généralement de la culture avec un grand « C » ou avec un petit « c » sur Cuers?
Notre réponse : une politique culturelle cuersoise moribonde par la faute d’un maire et d'un premier adjoint avide de vengeance politicarde et qui cherche ses marques.  Décidément, Il est de plus en plus difficile de comprendre la démarche culturelle de la municipalité cuersoise, tant celle-ci est embrouillée. Mais, au fait, y en a t-il une ?
D’un autre côté, il faut bien avouer que la culture et le divertissement à Cuers ne doivent pas se figer et rester paralyser en attendant la résolution des problèmes que le Maire a créé. Alors à qui le tour maintenant pour s'essayer sur les planches de l'Abattoir à Cuers.

Le dernier spectacle "ma voisine est folle" en date du  samedi 26 septembre commandé à une compagnie amateur de Solliès-Pont, par le service des affaires culturelles de la a été annulé au dernier moment .

Heureusement, pour la compagnie des Zèbres, le spectacle continue.... ailleurs, sous d'autres cieux plus cléments comme pour l'association Orphéon.....

Une fois n'est pas coutume, nous terminerons ce dossier par le mot du Maire, Gilbert Pérugini, tiré de la brochure 2008/2009 consacrée aux spectacles de la compagnie des Zèbres : « Non la Culture à Cuers n’est pas morte, elle recouvre sa liberté. »

Allez, salue les Zèbres et bonne route... (retrouvez l'agenda de leur tournée 2009/2010 ici ou sur le site web http://www.cottetmoine.com/rubrique3.html

Pierre bégliomini

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Les raisons de cet arrêt

  Par Pierre Bégliomini
Cuers-infos.com existait depuis 2008, précédemment, tv-cuers.com, puis municipales2008.fr, créé par Pierre Bégliomini, puis  revendu pour l’euro symbolique à WPM, il y a quelques années. J’officiais bénévolement sur le web depuis 2003 afin d’informer l      localement les cuersois, parallèlement à ma carrière professionnelle de concepteur/journaliste multimédia et réalisateur  audiovisuel.

« J’ai commencé à m’intéresser à l’information locale dès l’avènement des radios libres, en 1981, j’étais, alors, un jeune homme plein d’illusions et j’avais fait le constat, avec quelques amis journalistes, issus de var-matin et de radios locales, qu’il fallait faire émerger une information indépendante, pluraliste, locale et rurale dans le centre var en donnant la parole au tissu associatif, aux hommes et femmes de terrain et aux responsables politiques locaux, avec un traitement de l’information digne de professionnels de l’information et de la communication. Puis, avec l’avènement de l’internet, j’ai commencé à officier à partir de 2003 sur la toile avec l’une des premières TV en streaming, tv-cuers.com, jusqu’à aujourd’hui.

Ce lourd bénévolat, mené en parallèle de ma carrière professionnelle, nécessite un engagement que j’ai décidé de mettre en berne définitivement. Je passe le relais à d’autres et me consacre aujourd’hui à ma famille et à ma carrière professionnelle. »

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