Les tarifs, pour l’usager, donc du cuersois qui paie sa facture, doivent être rectifiés tous les six mois. Or, d’après le contrat, c’est avec une baisse de 7% sur le dernier tarif pratiqué que le nouveau tarif rentre en vigueur (le pourcentage à la baisse est donné sous toutes réserves). C’était en janvier dernier, dans un bulletin spécialement édité pour la cause et distribué dans toute la commune, que le tandem Tardivet/Pérugini se vantait d’une opération sans précédent sur la délégation du service public de l’eau et de l’assainissement avec en titre : « Un nouvel engagement tenu. Le m3 d’eau baisse de 1,19 € le 1er janvier 2011. ». Comme on le voit, une position intenable pour la SEERC et pour la commune de Cuers. (Cliquez sur l’image pour lire le mot du maire).
Anciennement traité avec le groupe Véolia, cette délégation venait d’être confiée à la « Seerc » – Lyonnaise des eaux avec un contrat qui engage la commune sur 10 ans. A grand renfort de croquis, graphiques et explications détaillées, le tandem politique cuersois se vantait d’avoir mené des négociations dont l’aboutissement s’avérait plus qu’avantageux pour les cuersois… Neuf mois plus tard, retour de bâton ; le bilan de ce contrat est particulièrement désastreux, voir cauchemardesque pour la commune de Cuers et le contribuable et pourrait être déclaré caduque pour vice de forme. Une nouveau signe de l’incompétence flagrante des élus cuersois et en particulier du premier adjoint Jacques Tardivet et du Maire Gilbert Pérugini.
Explications : Le contrat, engageant contractuellement sur 10 années la commune de Cuers et la lyonnaise des eaux, tel qu’il a été rédigé n’est pas exploitable, ni viable et encore moins rentable pour la Lyonnaise des eaux et la commune de Cuers, dans les termes actuels. Pour faire simple, car il s’agit d’un effet en cascade complexe que nous résumerons ainsi : les tarifs, pour l’usager, donc du cuersois qui paie sa facture, doivent être rectifiés tous les six mois. Or, d’après le contrat, c’est avec une baisse de 7% sur le dernier tarif pratiqué que le nouveau tarif rentre en vigueur (le pourcentage à la baisse est donné sous toutes réserves). Comme on le voit, une position intenable pour la SEERC et pour la commune de Cuers qui devrait rembourser la différence non facturé au client. De ce fait, tout cuersois peut déposer plainte contre la commune et la Lyonnaise des eaux si cet abattement n’est pas pratiqué sur sa facture et cela depuis juillet dernier.
A la demande du Préfet du var, alerté de ce fait par les conseillers municipaux de l’opposition Jean-Claude Nourikian et Denis Raybaud, un avenant au contrat a été présenté au conseil municipal de septembre dernier. Mais celui-ci était rédigé de telle façon qu’il s’avérait plus désastreux que le contrat lui-même. Il était, de ce fait, retiré de la séance.
Et maintenant : Les clauses des termes de ce contrat, étudiés par les plus hautes instances des deux partis en présence, sont tellement imbriquées les unes dans les autres, qu’aucun avenant ne pourrait dégager totalement l’une ou l’autre des partis des obligations citées plus haut. Conséquence : une action au tribunal administratif pourrait bien casser ce contrat et relancer la procédure d’appel d’offre avec à l’horizon le groupe Véolia. Une situation ubuesque et une transition qui devrait faire couler beaucoup d’encre de part et d’autre. Pour en savoir plus, vous pouvez lire ou relire notre article du 10 décembre dernier / Débat houleux au conseil municipal sur le nouvel opérateur la SEERC (lyonnaise des eaux) qui prend en charge la gestion du service de l’eau et de l’assainissement de Cuers, le maire Gilbert Pérugini ne renouvelant pas le contrat d’affermage avec Véolia.
Pierre Bégliomini – Journaliste
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