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Les bébés ont été particulièrement atteints

Notre rédaction a mené sa propre enquête et nous avons retrouvé tous les contrôles officiels de l' entre le 22 mai et le 1er juin. Nous pouvons affirmer, aujourd'hui, comme vous allez pouvoir en juger par vous-mêmes que l'eau était officiellement impropre à la consommation avec un taux important de bactéries Escherichia coli, ainsi que de bactéries coliformes présentes dans l'eau de votre robinet. La municipalité n'a pas divulgué ces résultats, mettant en exergue les résultats du 1er juin conforme à la potabilité de l'eau.http://cuers-infos.com/wp-includes/js/tinymce/plugins/wordpress/img/trans.gif

Mardi 26 au soir, s'est tenu le dernier conseil municipal. D'une durée de quatre heures, celui-ci était riche en rebondissements, et nous y reviendrons longuement dans un prochain article. Au cours de cette longue séance, l'adjoint à l'Economie, Laurent Houdayer s'est montré particulièrement désagréable, arrogant, agressif et hargneux, tant dans sa verve que dans ses gesticulations. Ses propos à l'égard de , conseiller municipal de l'opposition, ont, même, parfois frôlé la diffamation, au point que le Maire lui-même, demandait à son adjoint de se calmer et recouvrir sa maitrise.

Mais ce qui a retenu notre attention est surtout le fait que le 1er adjoint, Jacques Tardivet a réfuté au nom de la municipalité, toute responsabilité  sur l'épidémie de gastro-entérite qui a sévi sur Cuers entre le 21 mai et le 3 juin dernier : "il n'y a eu aucun problème d'eau potable à Cuers en mai" répondant sur un ton ferme et définitif à une question posée par le conseiller municipal du groupe  Jean-Claude . Puis Jacques Tardivet a tenté d'argumenter la position municipale avec des justifications quelque peu chaotiques reprenant les termes d'un communiqué apposé sur le panneau municipal sorti le 3 juin : « l’Agence Régionale de la Santé a confirmé depuis les prélèvements effectués le 1er juin que la qualité de l’eau aux robinets est conforme suite à la qualité microbiologique insuffisante suspectée en début de semaine dernière. Ce déclassement n’avait pas entraîné un risque sanitaire majeur nécessitant une interdiction de la consommation. »

Mais Jean-Claude Nourikian, insiste et demande des informations sur les prélèvements antérieurs, et la date de ceux-ci. Grand étonnement et grand silence de  Jacques Tardivet qui se  trouve dans l'impossibilité ou qui n'a pas la volonté de fournir ces indications, se contentant de se retourner vers les agents administratifs afin d'obtenir des réponses éronées tout en  continuant à nier toute épidémie de gastro-entérite, ainsi que la distribution d'eau minérale par les services techniques de la mairie à la maison de retraite de Cuers : "C'est le directeur de cet établissement qui a pris cette décision" lance -t-il à Jean-Claude Nourikian qui répond : "Dans ce cas, comment savait-il que l'eau était impropre à la consommation, puisqu'il a prôné le principe de précaution pour ces patients alors que la municipalité n'a rien fait"

Notre Rédaction a mené l'enquête  : concernant les contrôles d'eau sur d'éventuels germes, les services publics sont tenus sur un  délai variant entre 48 et 72 heures voir 1 mois pour d’autres types de recherche. La SEERC, quant à elle, responsable du réseau d’eau potable de Cuers aurait mis en place un contrôle sur les sources et les bassins avec un résultat sous 18 heures... Que s'est-il donc passé le 21 mai, où sont tous ces contrôles d'eau... !

Nous avons retrouvé tous ces contrôles . Nous pouvons affirmer, aujourd'hui, comme vous allez pouvoir en juger par vous-mêmes que l'eau était officiellement impropre à la consommation et que la municipalité n'a pas divulgué ces résultats, mettant en exergue les résultats du 1er juin conforme à la potabilité de l'eau.

Conclusion sanitaire des analyses du 22 mai

Le 22 mai à 10h15 (ci-contre & vous pouvez télécharger les analyses complètes ici)  premières analyses dans laquelle les références de qualité de l'eau ne sont pas accordées bien que les conclusions sanitaires font état  : "d'une eau d'alimentation conforme aux exigences de qualité en vigueur pour l'ensemble des paramètres mesurés." , ce qui signifie, pour citer les termes du ministère de la santé : " Si une référence de qualité n'est pas satisfaite et que l'eau présente un risque pour la santé des personnes, le responsable de la distribution est tenu de prendre des mesures correctives. l En tout état de cause, des mesures auraient dû être prises afin d'enrayer cet état de fait, et un principe de précaution aurait dû être envisagé, ce qui n'a pas été fait.

Le 30 mai, trois nouvelles mesures sont effectuées à 8h30 - 9h05 et 9h40  ( (ci-dessous & vous pouvez télécharger les analyses complètes ici) ) et sont catastrophiques. L'eau  potable est déclassée et déclarée officiellement impropre à la consommation avec un taux important de bactéries Escherichia coli, ainsi que de bactéries coliformes. Les conclusions sanitaires des analyses sont sans appel : "Eau non conforme aux limites de qualité fixées par le Code de la Santé Publique concernant les eaux destinées à la consommation humaine, à l'exclusion des eaux minérales naturelles pour le paramètre escherichia coli. En application des articles R.1321-27 et R.1321-30 la Personne Publique ou Privée responsable de la distribution d'eau doit prendre des mesures correctives necessaires et elle doit informer

résultats des analyses du 30 ai à 8h30

le maire et l'ARS (DT83) de l'application des mesures prises. Un prélèvement de rappel et une enquête (demande des résultats de l'autocontrôle à l'exploitant, évaluation de la durée de la non conformité,,,) afin de déterminer la cause de cette non conformité seront effectués par le service santé environnement de l'ARS - Délégat ion Territoriale du Var."

Ainsi, entre le 22 mai et le 30 mai, les bactéries Escherichia coli, ainsi que des bactéries coliformes se sont développées en masse dans l'eau du robinet rendant celle-ci impropre à la consommation.

Or, les nombreux témoignages de cuersois que nous relatons dans notre article du 25 juin (cliquez ici) correspondent à la période du 22 mai au 30 mai, confirmant ainsi la réalité d'une épidémie de gastro-entérite sur Cuers dans cette période. Epidémie que la municipalité de Cuers continue de nier. Epidémie qui a mis en danger la vie de plusieurs enfants en bas âge qui se sont retrouvés au service des urgences de l'hôpital de Hyères.

Ce qui a dû vraisemblablement se passer : Jugeant la situation particulièrement inquiétante au vue des analyses du 30 mai et réalisant que les bactéries se sont développées abondamment dans l'eau entre les analyses du 22 et du 30 mai, la municipalité ou la SEERC ou les deux ont pris la décision de traiter fortement l'eau dans les journées et les nuits du 30 mai au 1er juin afin d'éliminer les bactéries Escherichia coli, ainsi que les bactéries coliformes présentes dans l'eau de votre robinet depuis plusieurs jours.

le résultat sans équivoque du 30 ami mettant en exergue les bacilles

Le 1er juin, trois nouvelles analyses ont donc lieu à 11h40 - 12h10 - 12h45 ( télécharger l'analyse de 12h45 ici)avec des résultats positifs sur la potabilité de l'eau, puisque le traitement a éliminé les fameuses bactéries. Les conclusions sanitaires officielles précisent : "Eau d'alimentation conforme aux exigences de qualité en vigueur pour l'ensemble des paramètres mesurés." Ce qui permet à la municipalité d'éditer un communiqué rassurant sur la potabilité de l'eau, sans mentionner les résultats totalement négatifs des analyses du 30 mai.

L'avis de la Rédaction : Un beau tour de passe-passe de la municipalité qui aurait pu passer inaperçu sans notre enquête.  Sur le plan pénal, la distribution d’eau impropre à la consommation constitue un délit, sanctionné de 15000 euros d’amende et d’un an d’emprisonnement (art. L 1324-3 du Code de la santé publique). S’agissant de la responsabilité éventuelle de la commune, le Code de la santé publique (art. R.1321-1 à 68) fait obligation au distributeur de respecter les limites et références de qualité « au point où, à l’intérieur de locaux ou d’un établissement, elles sortent des robinets qui sont normalement utilisés pour la consommation humaine » (art. R.1321-5 du CSP).

Le principe est donc la responsabilité du distributeur jusqu’au robinet… même si la qualité de l’eau peut se dégrader dans les réseaux intérieurs sur lesquels le distributeur n’a aucune possibilité d’intervention. Ce principe est complété par l’obligation de prendre toute mesure technique appropriée pour modifier la nature ou la propriété des eaux avant qu’elles ne soient fournies lorsqu’il existe un risque imputable au service de distribution d’eau de non-respect après la fourniture (art. R.1321-44 du CSP).

Notre rôle d'investigation s'arrête ici. Reste aux cuersois qui ont été touchés par ces drames familiaux à donner une suite judicaire ou non.

Pierre Bégliomini - Journaliste - Agence 'infos WPM

NB /toutes les infos sur les analyses sont officielles et visibles sur le site du gouvernement  du Ministère chargé de la santé - Résultats des analyses du contrôle sanitaire des eaux destinées à la consommation humaine à cette adresse : 

http://orobnat.sante.gouv.fr/orobnat/afficherPage.do?methode=menu&usd=AEP&idRegion=93

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Les raisons de cet arrêt

  Par Pierre Bégliomini
Cuers-infos.com existait depuis 2008, précédemment, tv-cuers.com, puis municipales2008.fr, créé par Pierre Bégliomini, puis  revendu pour l’euro symbolique à WPM, il y a quelques années. J’officiais bénévolement sur le web depuis 2003 afin d’informer l      localement les cuersois, parallèlement à ma carrière professionnelle de concepteur/journaliste multimédia et réalisateur  audiovisuel.

« J’ai commencé à m’intéresser à l’information locale dès l’avènement des radios libres, en 1981, j’étais, alors, un jeune homme plein d’illusions et j’avais fait le constat, avec quelques amis journalistes, issus de var-matin et de radios locales, qu’il fallait faire émerger une information indépendante, pluraliste, locale et rurale dans le centre var en donnant la parole au tissu associatif, aux hommes et femmes de terrain et aux responsables politiques locaux, avec un traitement de l’information digne de professionnels de l’information et de la communication. Puis, avec l’avènement de l’internet, j’ai commencé à officier à partir de 2003 sur la toile avec l’une des premières TV en streaming, tv-cuers.com, jusqu’à aujourd’hui.

Ce lourd bénévolat, mené en parallèle de ma carrière professionnelle, nécessite un engagement que j’ai décidé de mettre en berne définitivement. Je passe le relais à d’autres et me consacre aujourd’hui à ma famille et à ma carrière professionnelle. »

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